skip to main |
skip to sidebar
message in a bottle !
Quand je sens que je vais lâcher la rampe, que je m'approche trop des fenêtres, que je jette un oeil amoureux au fond de l'eau marâtre des quais, j'appelle Eddy Cash. "eh, Cash, je lui fais, passe donc faire un tour à la boutique si t'as rien à faire, se taper une partie de flèchettes, tu vois" parce que Cash, il s'en fout des factures, des prélevements obligatoires, de la taxe professionnelle et des forfaits multiples qui s'empilent. "forfait, rugit-il, pis quoi encore !" on peut pas dire que ce soit un mec à la coule, le Cash. mais là, il est pas là. doit être sur une route, à bécane ou à pied en train de la pousser jusqu'à une station service ou au fond d'un pieu avec une minette, histoire de se payer un plein, derrière une baraque à frite à retourner des steack en attendant un nouveau carbu. Il a pas de patrie, eddy, pas d'amis non plus. C'est juste un tueur de chattes, un chanteur sans band qui fonce vers le soleil avec des pompes trouées et une furieuse envie de baiser.mais ce con-là a pas de téléphone. Alors j'ouvre la porte de la boutique et je mets la musique à fond. des fois, ça marche. qui sait...oh, de toutes façons, je m'en fous. Dans six mois, je retourne sur ma planète. Faites trop chié. p'têt bien que je vais me payer une bécane aussi et déchirer l'espace parce que, putain, ce qu'on s'emmerde chez vous ! Ouah! La mission ! Sérieux, vous faites pitié. Eddy MaRs