Pas chaud ce matin. Allez écrire n’importe quoi, il en ressortira toujours quelque chose de vous, un peu comme l’écriture automatique, mais l’écriture est toujours automatique. Il y a quelque chose qui tient du ressort interne, des choses qui veulent être dites, des retours de rêveS de la nuit précédente. Tout s’enchaîne de plus en plus vite. Ce qui en ressortira, je sais pas, du rock peut-être parce qu’en ce moment mon cheval de bataille, c’est le rock. Je péterai bien une thèse sur le rock, sur le "ce qu’est le rock". Philosophe rock. Je pense que le rock balance ce qu’il y a de pire en nous, j’ai nommé les désirs NON RATIONNELS. C’est que DE l’inassouvi le rock, hein. « I can’t get satisfaction” m’a l’air d’être l’emblème du rock. J’ai l’impression que je dois me débarrasser du rock en moi comme on se débarrasse d’un démon. Que j’exorcise le diable. C’est un peu ça, le rock, la musique du diable. Jalousie, haine, alcool, drogue, meurtre, viol. Tout ça c’est le rock. Peut-être que le meilleur moyen d’exorciser tout ça serait d’en faire, prendre la guitare, trouver un groupe et faire du rock. J’ai décidé, en tout cas depuis ce matin et jusqu’à maintenant, d’étudier le rock. Me taper tous les riffs de légende, étudier les paroles, les attitudes et voir pourquoi. D’abord, je crois le rock indissociable de la consommation, symbole du désir qui s’achète. La première caisse, la première guitare, le premier joint, la première cuite, la première fille. Désir et jeunesse. Se payer ou ne pas se payer. La première fois. L’expérience de la première fois que l’on cherche à renouveler sans cesse. La répétition (si chère aux rockers). Répétition de la première fois. Le Encore récurrent. Je crois qu’on peut résumer ces termes (première fois, répétition, encore) par celui d’original, omniprésent avec celui de reprise. Voilà le rock synthétisé : original et reprise. La reprise censée créeR la surprise, étonner dans sa version personnelle de l’original. L’original est unique et la reprise doit surprendre. Les meilleures reprises sont celles qui sont si surprenanteS qu’elle crée un shoot A surpasser l’original. Est-ce possible de surpasser l’extase originale ? Je réponds oui. Il suffit de ne pas avoir connu l’original. Il suffit de prendre la reprise pour l’original, ne pas savoir que celui a exister. Non pas l’oublier mais le nier. L’industrie rock se fonde sur la négation de l’original. Tout doit être toujours nouveau sans pouvoir jamais être inédit. Ce qui permet au rock de transcender et de durer, c’est le Riff. Le riff est l’essence du rock, qui permet l’original et la reprise, qui permet la nouveauté apprise, qui conserve la fraîcheur de l’original tout en permettant de créer la surprise dans la répétition. Le riff permet la transgéneration ET LA RéGéNéRATION. Il est l’aspect transcendantal du rock. Le rock a soixante ans et ses riffs courent toujours. Ses plus vieux adeptes ont plus de soixante-dix s’emflammant encore des riffs qu’ils soient issus des morceaux originaux ou de leurs reprises parce que le riff est, en lui-même, original. Il ne cesse de l’être. Il est par essence original. C’est la fameuse contemporanéité qui fait que le chrétien est contemporain qu’elle que soit son époque du christ. Je suis contemporain des stones, de led zep, de deep purple ou de muddy waters. Non points des hommes ou des bands mais de leur riffs. Je considère le rock comme une religion avec ses adeptes et ses prêtres, avec sa lithrugie et sa morale. Ecrivons donc l’essence du Rock.
J’ai bien conscience de ne pas innover en la matière mais je m’en bats les couilles. C’est ça être un adepte du Rock ALORS AUTANT QUE CA SERVE.