EN COURS DE NATURALISATION

samedi 15 mars 2008

MEMO : FROM MArs to LARsen



y a plus grand-chose qui me relie à cette planète, mec. C'est comme ça. Ni elle, ni moi n'y pouvons rien.

Les gens me sont plus ou moins indifférents. Je les regarde comme des insectes mais c'est moi qui suis dans le bocal à prier pour que la paroi de verre de cède pas sous la pression. Je descends toujours plus bas comme pour prendre mon élan mais le coeur n'y est pas. Ce CROAAK, c'est mon dernier cri. J'aimerais qu'il sonne comme un éclat de rire mais je n'y crois guère. Ca sent le vieux râle.

ce type assis sur une malheureuse chaise, les épaules basses, dans une station service, c'est moi. on comprends bien que la décapotable n'est pas à lui, qu'il n'appartient pas au personnel. Il est juste là parce qu'il s'est trouvé une chaise sur la quelle s'asseoir. Il exprime la lassitude de l'homme jeune devant tant de choses qui ne le concerne pas.

je me souviens de choses qui datent de si longtemps. Toutes ont trait à l'innocence des gens méchants. L'ennui rend l'âme cruelle et pourtant je ne me sens pas si méchant, ni si innocent.
En vérité, rien n'excite plus ni ma curiosité ni ma colère. Ce que je recherche n'existe pas et ce n'est moi qui l'inventerai. Ce serait mensonge.

je vais rentrer sous la pluie ce soir. je vais me trouver un fauteuil où me carrer. Et je vais attendre que la marée monte.

et elle montera.
Elle monte toujours.

je ne m'interesse pas aux questions materielles, Fred. La matière, c'est l'enfer. Et moi, j'irais au paradis parce que l'enfer c'est ici.

demmerde toi avec ton appareil photo numérique.
je suis ton rédacteur, pas ta mother
Et je veux ton article pour lundi.
CQFD.

Eddy MArs.