
EN COURS DE NATURALISATION
samedi 13 septembre 2008
jeudi 11 septembre 2008
samedi 2 août 2008
vendredi 27 juin 2008
chapter one : "si ça mord, mord plus fort !"
Diesel (prononcez mourir seul), dans le comté de Cash, était une ville à vocation désormais balnéaire. Entendez par là, qu'elle se ne nourrissait plus qu'exclusivement de touristes. Son Golf, son tournoi de tennis sur gazon, son casino, sa thalasso, ses ballades en mer, son festival en tout genre, ses terrasses à moules-frites et, bien sûr, Sa Plage pour qui supportait les galets ronds. Ce n'était pas mon cas mais je n'étais pas non plus touriste, en tout cas, pas dans l'acception courante du terme. J'en vivais, comme les autres, autant que faire se faire se peut : j'étais bouquiniste indépendant, entendez non appointé par la mairie ce qui, à Diesel, en ce qui concerne la culture était une chose rare voire inédite. Figurez-vous que Diesel, comté de Cash, à l'instar de Pékin, était une ville communiste. Pour ne pas crever de faim, vous n'aviez donc guère de choix : vous bouffiez du touriste ou vous bossiez pour la ville qui, elle, bouffait du commerçant. La chaîne alimentaire était parfaitement respectée. La pieuvre locale se terrait donc à la mairie et balançait ses tentacules sur le moindre rond piqué aux russes, chinois, anglais qui s'aventuraient dans nos eaux.
Bien sûr, vous aviez aussi le choix de vous bourrer la gueule toute la sainte journée, de toucher les allocs et surtout, de ne pas oublier de voter communiste aux prochaines élections. Et plus d'un habitant de Diesel, ne manquait pas de le faire, soucieux du standing que lui offrait une mairie qui savait que les plus nombreux n'étaient pas les plus riches. Autant vous dire que les gens étaient bien contents à Diesel et ne se pressaient pas aux portes de la ville pour foutre le camps. Leurs gamins ne trainaient pas longtemps hors du giron, faisaient deux ans études au max à Bristol (en rêgle générale la plus proche) et revenaient bien au chaud faire du lard à Diesel. A ce niveau, c'était plus de l'esprit de clan ni même de l'esprit de famille mais bel et bien l'esprit de souche. Je ne vois pas d'autre explication aux flambées de méningite qui fauchaient la jeunesse de Diesel du premier âge jusqu'au lycée. Mais sans doute n'étais-je pas au bout de mes surprises. Je plaisante car de surprise il n'y avait que la méningite tant la ville roupillait repue d'elle-même et de ses excès de boisson, seul grand sport local par lequel Diesel se signalait (avec la méningite) d'un point de vue national (j'oubliais le choix du communisme comme motif à ne rien faire).
C'est dans cette ville que j'avais choisi d'officier pour y être né par mégarde entre deux escales et, désireux de poser mes deux malles, l'une pour moi et l'autre pour la librairie, je m'étais dit que, quitte à mourir un jour, autant faire comme le saumon qui, pour le coup, en profiter pour tirer le sien.
mercredi 25 juin 2008
mercredi 4 juin 2008
samedi 31 mai 2008
"HELLO, MY NAME IS EDDY CASH...
...I 'M GLAD TO BE WITH YOU." Bien sûr, Eddy Cash n'était pas américain mais son accent était si parfait que, de toutes manières, ces frustres jivaros n'y auraient vu que goutte. Il regretta que son vieux complice le captain Fred Larsen ne soit pas de la partie et rie de cela avec lui tout comme des flèches empoisonnées dirigées vers son anatomie musculeuse compressée dans les anneaux d'un anaconda géant. Il était temps que le vieux sorcier drogué sorte de sa transe et se comporte en gentleman vertueux. Eddy Cash commençait à en avoir marre de se faire peloter par le premier shaman venu dont il savait les moeurs étranges en général.
(à suivre..)
mercredi 28 mai 2008
samedi 24 mai 2008
Tiens ! Pas plus tard que l'autre soir...
je discutais le coup avec mon pote Cizia, Cizia Ziké, kéké pour les intimes. On étaient là à se tourner les pouces dans son petit casino flottant du Costa Rica. je peux te dire qu'on suçait pas de glacons, ben, n'empêche, qu'un moment, Cizia y m'a fait : "Putain, Eddy, on se torche quand même pas le cul avec une cuiller; on est quand même des seigneurs hein ?". comme je te parle, pareil.Je vous dirais que sur le coup, ça m'a ému parce que le kéké, c'est pas le genre à s'épancher. Et pis on a fini de vider la petite indienne et pis on est rentré. commencé à pleuvoir. c'est pas des climats faciles toujours.
jeudi 22 mai 2008
mercredi 21 mai 2008
enfant, Eddy Mars, qu'aspiriez-vous à devenir ?
- je crois bien que je voulais devenir écrivain, scénariste, quelque chose comme ça. En fait, raconter des histoires me semblait la seule chose intelligente à faire dans le monde. c'était le meilleur moyen d'être aimé pour ce que l'on est vraiment, si les histoires étaient bonnes évidemment. Cela ne m'est pas arrivé beaucoup mais ce peu de fois m'a suffit, au moins pour un moment, à me sentir en confiance dans le monde, à me dire "eh, mec, c'est possible d'être compris dans ce monde !" oui, écrire est une chose extraordinaire, c'est le pur acte. Ce qui est étonnant, c'est que cette impression perdure bien que j'ai cessé d'écrire. je sais que je serais toujours le roi des cons si je n'écris pas.
- Mais pourquoi avoir cessé d'écrire alors ?
- je n'ai plus trouvé la confiance nécessaire et me suis alors rabattu sur libraire autant dire maquereau. bibliothécaire aurait été plus noble. C'eut été comme rentrer dans les ordres mais je manquais d'appuis et de goût pour le bachotage. Je le fus un temps à l'université et ce fut une époque bénie dans mon souvenir. Au milieu de la jeunesse, des livres et du savoir avec un revenu régulier. le nirvana quoi (rires). Et, en plus, à l'époque, j'écrivais comme un fou, cigare au bec et whisky près du coude. glory days diraient beaucoup, années d'errance plus certainement.
- Mais Eddy Mars, que cherchez-vous maintenant ?
- L'aliment, très cher, l'aliment en lui-même.
(à suivre)
lundi 19 mai 2008
EDDY MARS, PARLEZ-NOUS DE VOUS...
C’est loin des champs de bataille que nous avons rencontré celui qui fait trembler le monde civilisé sur ses colonnes. Eddy Mars n’est pas seulement le guerrier tant redouté que vous connaissez maintenant tous pour celui qui vous empêche de vous endormir de peur de ne pas vous réveiller le matin, c’est aussi un homme de goût, un esthète, un mondain (n’ayons pas peur des mots), pour tout dire, et pour reprendre sa propre expression, un « foutu snob »..il a accepté de nous recevoir dans sa forteresse de solitude. Nous ne pouvons vous en indiquer l’endroit, les journalistes ayant préparé l’entretien ayant été décapité, l’anus farci de leurs organes génitaux. La grande classe…
- Monsieur Mars…
- Appelez-moi Eddy
- Monsieur Eddy, depuis quelques temps de sombres rumeurs courent sur vous…
- Tiens donc ! Je suis pourtant qu’un aspirant au titre de maître du monde (rires)
- Monsieur Mars…
- Appelez-moi Eddy
- Monsieur Eddy, depuis quelques temps de sombres rumeurs courent sur vous…
- Tiens donc ! Je suis pourtant qu’un aspirant au titre de maître du monde (rires)

- Et j’en fais parti (rires)
- Merci, Eddy, la vraie question donc, est « quels sont vos goûts musicaux ? »
- Ils sont très variés mais j’affectionne en ce moment un cocktail particulièrement piquant dont j’aimerais faire profiter vos lecteurs. Je m’adresse directement à toi le jeune. Toi le drogué qui part au lycée avec pour seule idée de fumer son joint dans les escaliers avec la petite garce qui ne pense elle aussi qu’à la drogue et qui ne te sourit que parce que tu as cette boulette de merde dans la poche. Mon cocktail, le voici :
1/4 : In bloom in NeverMind of Nirvana
1/4 : don't wory about it in Fly or die of Nerd,
1/4 : I'm the ocean in Mirror Ball of neil young +pearl jam
1/4 : Back seat education of Zodiac Mindwarp.
Tu balances ta merde et tu t’envoies mon cocktail molotov tous les matins. Je te donne pas deux jours avant d’exploser le cul de la donzelle et de l’enterrer dans un coin de jardin. Et ensuite, tu rejoins Eddy Mars et ses partisans pour un sabotage en règle de toute cette planète à la noix.
(à suivre)
(à suivre)
vendredi 16 mai 2008
LE SEIGNEUR-DEUS GLOTZ VOUS PARLE
jeudi 15 mai 2008
OH ! EH ! LES UMMITES VOUS LA METTENT
A PARTIR DE MAINTENANT
samedi 3 mai 2008
Que c'est bon de tourner le dos.
enfin, la paix. J'ai bien quelques souvenirs d'eux mais je ne les croiS pas. Ils n'ont jamais existé. il n'y a que moi, mon vaisseau et mon harmo. Et bien sûr, la musique des sphères... J'ai dû être fou car je leur ai parlé, je les ai écouté, je les ai vu agir, mentir, pleurer, punir et puis mourir. je les ai vu voler, nager, arracher, spolier, cracher, chier et pisser. Et ils n'étaient pas vrais, pas mortels, pas sensuels et surtout pas spirituels. du rêve à la truelle. Maintenant, mes rêves sont beaux car je leur ai tourné le dos. je suis un autre mec à l'aune de l'étalon infini.
Je suis enfin fini.
vendredi 25 avril 2008
LE RAYON FANTASTIQUE : LE NOUVEAU RESTO FASHION
EDDY MARS QUITTE LA TERRE ET REJOINT LES TALONS INFINIS
Manchette du new york Times de ce matin: "Tôt ce matin a été signalé une lumière étrange fonçant vers la lune. Avant de sortir de la couche atmosphérique, elle signa en lettres de feu le message suivant : "Eddie Mars fucks you all and never come back"
Après enquête, nous apprîmes qu'Eddie Mars était le meilleur bouquiniste de la planète. Et nous ne le savions pas. Les messages radio des autorités mondiales pour le ramener vers nous sont restés lettres mortes. Ses locaux à Dieppe, France, avaient été entièrement vidés. une partie du patrimoine culturel mondial vient d'échapper à la tutelle terrienne. Les meilleurs livres, les meilleurs disques vinyles, les meilleures revues sont maintenant en possession des talons Infinis, sur la face cachée de la Lune, dont l'identité secrète relance la thèse de l'existence des extraterrestres . Ca va raquer !"
jeudi 24 avril 2008
From Mars to le Son Du Havre
les Son du Havre vont-ils réellement investir dans une Sono ?
ou une thérapie de groupe ?
lisez plutôt ! Scoop !
ou une thérapie de groupe ?
lisez plutôt ! Scoop !
son du havre :from bassiste to the rest of the world
SALUT EVERYBODY
SUIS DISPO LE 2 ET 9 MAI
A+
JE DECOLLE MERCREDI POUR DJERBA
SOUL FRANCISCO
SUIS DISPO LE 2 ET 9 MAI
A+
JE DECOLLE MERCREDI POUR DJERBA
SOUL FRANCISCO
son du havre : from lead guitar to rest of the band
Merci pour ce comportement pro actif qui permet de s'organiser.
Enjoy your holidays & n'oublie pas l'excursion en quad dans les dunes..
Je déménage le 02/05 mais ceci ne doit pas compromettre une repet.
Qui fait le pont ?
Enjoy your holidays & n'oublie pas l'excursion en quad dans les dunes..
Je déménage le 02/05 mais ceci ne doit pas compromettre une repet.
Qui fait le pont ?
le son du havre : from chico larsen chanteur to the rest of the band
Salut à tous. Impossible pour moi le 2 et je peux rien promettre pour le 9 à ce jour. A confirmer la semaine prochaine.
le son du havre : from Lead guitar to the rest of the band
Une remise en question générale s'impose.
J'en ai plein le cul de courir après tout le monde pour savoir qui sera là ou pas.
Ayez un minimum de responsabilité dans les choix que vous faites. A 35 balais cela devrait être possible ?
Ras le bol de tirer la charrette.
Je vous laisse appeler le studio pour annuler, coordonner et programmer la date de votre choix.
POUR RAPPEL LE NO. EST LE : 02 355 447 ..
VOUS ETES EN TRAIN DE LAPIDER UN MOMENT RARE & CHER DE NOTRE EXISTENCE : FAIRE DE LA MUSIQUE ENTRE POTES
Xavier
J'en ai plein le cul de courir après tout le monde pour savoir qui sera là ou pas.
Ayez un minimum de responsabilité dans les choix que vous faites. A 35 balais cela devrait être possible ?
Ras le bol de tirer la charrette.
Je vous laisse appeler le studio pour annuler, coordonner et programmer la date de votre choix.
POUR RAPPEL LE NO. EST LE : 02 355 447 ..
VOUS ETES EN TRAIN DE LAPIDER UN MOMENT RARE & CHER DE NOTRE EXISTENCE : FAIRE DE LA MUSIQUE ENTRE POTES
Xavier
Son du Havre : from chico Larsen à Lead guitar
Moi aussi je commençe a en avoir marre Xav. Il y a un an de cela je n'aurais pas consacré le Vendredi 2 à un concert d'un groupe de légende, les Skatelites. Je n'aurais peut-être pas non plus décidé de consacrer le pont du 9 à une virée en Belgique. Mais la lassitude s'est installée, et avec elle le doute. Comme tu le fais justement remarquer, nous ne sommes pas un groupe. Juste une bande de potes qui répètent au gré des disponibilités de chacun. Le rock c'est du labeur, pas du loisir. Ces répetes devraient donner leur sens à nos semaines. Nous nous contentons de prendre du bon temps, en rêvant de concerts pour lesquels nous ne sommes pas prêts. Comment préparer un concert en l'absence permanente d'un des instruments ou en ne sortant jamais du registre de l'improvisation. Improviser sans standard, c'est mettre la charrue avant les boeufs.
Nos répetes sont rares en effet, mais rien ne montre qu'elles soient chères à nos existences. Et puisque tu crèves l'abcès, je vous annonce mon choix, responsable, de ne plus chanter pour vous après la fête de la musique, sauf bien sûr si vous trouvez un leader charismatique, capable de tirer la charette, avant cette échéance.
Nos répetes sont rares en effet, mais rien ne montre qu'elles soient chères à nos existences. Et puisque tu crèves l'abcès, je vous annonce mon choix, responsable, de ne plus chanter pour vous après la fête de la musique, sauf bien sûr si vous trouvez un leader charismatique, capable de tirer la charette, avant cette échéance.
Son Du Havre : from lead guitar à Chico Larsen, chanteur
La transparence fait du bien, nous sommes en phase.
Xavier
Xavier
message in a bottle !
Quand je sens que je vais lâcher la rampe, que je m'approche trop des fenêtres, que je jette un oeil amoureux au fond de l'eau marâtre des quais, j'appelle Eddy Cash. "eh, Cash, je lui fais, passe donc faire un tour à la boutique si t'as rien à faire, se taper une partie de flèchettes, tu vois" parce que Cash, il s'en fout des factures, des prélevements obligatoires, de la taxe professionnelle et des forfaits multiples qui s'empilent. "forfait, rugit-il, pis quoi encore !" on peut pas dire que ce soit un mec à la coule, le Cash. mais là, il est pas là. doit être sur une route, à bécane ou à pied en train de la pousser jusqu'à une station service ou au fond d'un pieu avec une minette, histoire de se payer un plein, derrière une baraque à frite à retourner des steack en attendant un nouveau carbu. Il a pas de patrie, eddy, pas d'amis non plus. C'est juste un tueur de chattes, un chanteur sans band qui fonce vers le soleil avec des pompes trouées et une furieuse envie de baiser.
mais ce con-là a pas de téléphone. Alors j'ouvre la porte de la boutique et je mets la musique à fond. des fois, ça marche. qui sait...oh, de toutes façons, je m'en fous. Dans six mois, je retourne sur ma planète. Faites trop chié. p'têt bien que je vais me payer une bécane aussi et déchirer l'espace parce que, putain, ce qu'on s'emmerde chez vous ! Ouah! La mission ! Sérieux, vous faites pitié.
mais ce con-là a pas de téléphone. Alors j'ouvre la porte de la boutique et je mets la musique à fond. des fois, ça marche. qui sait...oh, de toutes façons, je m'en fous. Dans six mois, je retourne sur ma planète. Faites trop chié. p'têt bien que je vais me payer une bécane aussi et déchirer l'espace parce que, putain, ce qu'on s'emmerde chez vous ! Ouah! La mission ! Sérieux, vous faites pitié.
Eddy MaRs
perpette rillettes ! Larsen revient et bat son record : 9.30 de cholest'n'roll

Salut à toi Cash (à moins que tu n'aies 'cor changé de nom pour brouiller mes pistes). Désolé pour l'absence de nouvelles, but j'étais aux 24 h du Mans moto. Ca c'est un peu calmé depuis la dernière fois que j'y suis allé, il y a 13 ans, mais c'est toujours très rock and roll. Donc recommendable. L'année prochaine tu devras m'accompagner sur ta 125 que nous baptiserons Dark Horse. Et fuck the radars. Avant de partir j'ai eu le temps de me rendre au concert d'Alela Diane : chronique à venir incessament je l'espère.
Quant à tes articles je ne peux que me joindre à ton auto élégie; et ça me coûte cher de le dire. Tu devrais louer les services d'un choeur qui te suivrait partout en chantant tes louanges. Partout dans la rue, chez le boulanger, à la sécu, au DSN, les gens s'arrêteraient subjugués par l'évocation de ta légende. Eddy, le mec qui se la raconte Cash !
Quant à tes articles je ne peux que me joindre à ton auto élégie; et ça me coûte cher de le dire. Tu devrais louer les services d'un choeur qui te suivrait partout en chantant tes louanges. Partout dans la rue, chez le boulanger, à la sécu, au DSN, les gens s'arrêteraient subjugués par l'évocation de ta légende. Eddy, le mec qui se la raconte Cash !
lundi 21 avril 2008
PETITE MISE A JOUR A LA MODE CROAAK
vendredi 18 avril 2008
PUTAIN JE SUIS PAS UN SERIN

je suis au boulot et je viens de me retaper mes articles sur le blog. je me fais l'effet d'une bombe. allez, des mecs comme moi, on est combien ? trois quatre voir cinq en comptant les décédés. et je te parle dans le monde, mec. ca fait toujours quatre de trop. faut que j'arrête de fumer, je les baiserai au poteau.
Eddy Cash,
champion du monde
toutes littératures confondues.
cela dit, bon, mec tu t'es 'core chié dessus ou t'as foutu le camps avec une salope pour rotterdam (j'aimerai autant pour les draps) ? Pas de nouvelles, rien. tu me prends pour de la merde, quoi, t'as pas lu au-dessus, la pointure que je suis..
fais pas le con avec moi ou je te refais sauter les dents de devant. Plus de pivots, que du chicot, larsen. ahahahaha chico larsen, j'ai trouvé. Cap'tain Chico Larsen.
trop fort, mec, quand je te disais, ca me vient comme ça.
réponds ou je tue, fumier.
ET UNE BOUTEILLE (VIDE) DE JACK SUR LA GUEULE? TU LA VEUX ? BEN PASSE A LA BOUTIQUE, ELLE EST ENCORE CHAUDE
Tu veux parler de Syd Barret, moi, je discute pas de trous de cul qu'ont échangé leur cervelle contre un buvard de LSD, mec, et qui se font torcher le cul par maman en attendant l'heure des poubelles.
tu veux parler rock ? ben, le rock, on tombe pas dedans, Obelix. Ca te sort du bide comme une putain de tronçonneuse. ça te rugit dans les tripes. amertume, aigreur, nostalgie, c'est pas un truc qu'on t'offre à noël. Le seul sapin qu'un rocker qui se respecte connaîtra jamais, c'est les quatre planches que les copains qui restent lui offriront s'ils ont le blé après avoir payé au bar leurs propres bières.
et, pis, touche pas à KISS, ces mecs ont quasiment inventé la air guitar contre laquelle tu te frottes les cuisses le soir. A moins que ce ne soit une raquette. whatever. the song always remains the same, non ?
tu veux parler rock ? ben, le rock, on tombe pas dedans, Obelix. Ca te sort du bide comme une putain de tronçonneuse. ça te rugit dans les tripes. amertume, aigreur, nostalgie, c'est pas un truc qu'on t'offre à noël. Le seul sapin qu'un rocker qui se respecte connaîtra jamais, c'est les quatre planches que les copains qui restent lui offriront s'ils ont le blé après avoir payé au bar leurs propres bières.
et, pis, touche pas à KISS, ces mecs ont quasiment inventé la air guitar contre laquelle tu te frottes les cuisses le soir. A moins que ce ne soit une raquette. whatever. the song always remains the same, non ?
COURRIER DES LECTEURS :Florent, 24 ans et toutes ses dents réplique "pourquoi est-il si méchant ?"
Triste jour pour le Rock'n roll.
Si Syd Barrett m'avait dit que la base du Rock'n'roll c'était d'être aigri, nostalgique, amer, je ne serais sans doute jamais tombé dedans.
Comme si le rock avait perdu toute dignité depuis le split de Led Zeppelin. Fuck. Aucunes leçons a recevoir de vieux briscards qui trouvent refuge dans les vinyles de Bruce Springsteen, the boss, soit disant. Le teenage Spirit? puis quoi encore. Kurt cobain master of Rock'n roll? Ce n'est pas parce que l'erreur est répandue qu'elle en devient vérité. C'est toujours le même problème quand on découvre Nirvana tardivement ! Nevermind. Tu as raison de dire que le rock'n roll est un esprit. Encore faut il en saisir tout les aboutissants. Je ne me lancerai pas aujourd'hui dans une explication de ce qu'est pour moi le rock'n roll car tu n'es manifestement pas prêt (apte?) à l'entendre.
kiss
Si Syd Barrett m'avait dit que la base du Rock'n'roll c'était d'être aigri, nostalgique, amer, je ne serais sans doute jamais tombé dedans.
Comme si le rock avait perdu toute dignité depuis le split de Led Zeppelin. Fuck. Aucunes leçons a recevoir de vieux briscards qui trouvent refuge dans les vinyles de Bruce Springsteen, the boss, soit disant. Le teenage Spirit? puis quoi encore. Kurt cobain master of Rock'n roll? Ce n'est pas parce que l'erreur est répandue qu'elle en devient vérité. C'est toujours le même problème quand on découvre Nirvana tardivement ! Nevermind. Tu as raison de dire que le rock'n roll est un esprit. Encore faut il en saisir tout les aboutissants. Je ne me lancerai pas aujourd'hui dans une explication de ce qu'est pour moi le rock'n roll car tu n'es manifestement pas prêt (apte?) à l'entendre.
kiss
FICHU LECTEUR, METS TOI A L'HEURE.
Florent, 24 ans, nous écrit de Dieppe, cité corsaire, paraît-il, pour nous dire : "ouah, c'est quoi la mise à jour, là, ouah, il se passe rien, c'est quoi ces trois phrases bidons, là, ouah !" Eddy CASH lui répond : "T'as foutu quoi de ton teenage spirit, j'en sais rien, mec mais voilà le deuxième ingrédient du rock après le riff, en français, la rengaine, j'ai nommé le teenage spirit, en français l'esprit adolescent ou plus communément, la montée de sève, si tant est qu'un ado ait de l'esprit ou de la sève (ce qui n'a pas dû être ton cas et qui laisse penser que tu comprendras jamais rien au rock, mec, too late for you, baboo). Aurais-je dû spécifier : "chapitre deux de l'essence du rock : la montée de sève." ?
En tout cas, une chose est sûre, je vais pas passer mon temps à répondre aux lecteurs parce que j'ai le chapitre trois de l'essence du rock à écrire : War is fun. (là c'est clair pour toi ?)" Je dois pas me tromper de beaucoup si je dis que tu dois passer ton temps à écouter de la merde à la Boussole..reste fidèle à ton boulot, c'est plus sûr.
jeudi 17 avril 2008
L'ESPRIT ROCK ? IL Y EN A QU'UN : ÊTRE FIDELE A SES QUINZE ANS
ET PUTAIN CA COÛTE CHER.
SPRINGSTEEN ETAIT MON DIEU
IL N'Y AVAIT QUE SOLITUDE
SOIF DE GAGNER
CERTITUDE DE PERDRE
MANCHES RELEVEES
ET JEANS SERRES.
ET SURTOUT SURTOUT
PAS UN PET DE RESPECT.
RESTER SUR SA FAIM.
FAUT QUAND MÊME ÊTRE
PAS BIEN MALIN.
MAIS QU'EST CE TU VEUX
TU PEUX PAS ARRÊTER LE FEU
SIMPLEMENT EN POSANT
LE CUL DESSUS.
TU PEUX PAS
C'EST COMME CA.
SPRINGSTEEN ETAIT MON DIEU
IL N'Y AVAIT QUE SOLITUDE
SOIF DE GAGNER
CERTITUDE DE PERDRE
MANCHES RELEVEES
ET JEANS SERRES.
ET SURTOUT SURTOUT
PAS UN PET DE RESPECT.
RESTER SUR SA FAIM.
FAUT QUAND MÊME ÊTRE
PAS BIEN MALIN.
MAIS QU'EST CE TU VEUX
TU PEUX PAS ARRÊTER LE FEU
SIMPLEMENT EN POSANT
LE CUL DESSUS.
TU PEUX PAS
C'EST COMME CA.
EddY CaSH
mercredi 9 avril 2008
CHRONIQUES URBAINES I : LE LEADER D'ABERDEEN PARLE ENFIN
Ecrire... Sur quoi? Avec quels mots? Avec quelle musique? On va faire concis. Mais d'ailleurs, avez vous vraiment autre chose de mieux à foutre?... Je cause de la rue. De toi et moi, mon pote. De cette génération désespérée -désespérante?-, puisque tout sauf dupe. On a été affranchis presto. Rien à attendre... Biens mobiliers, « stabilité » professionnelle et psychologique? Ouais, t'as raison...
Je le dis direct, qu'on n'attende aucune solution venant de moi. Je suis chroniqueur, comme dirait l'autre... Je parle de ce que je vois. Ce n'est que de l'art mineur, mais ça a la décence de n'être que cela. L'audience est limitée, la liberté de ton n'en sera que plus grande.
Pas de politique ici-bas. A peine plus de la sociologie. Des impressions... N'est-on pas ici-même sur les côtes qui ont vu naître l' Impressionnisme? En revanche, New York ou Dieppe, kif kif... On fait partie de la même patrie. Celle de l'Urbain. Celui qui erre et voit la même déshérance autour de lui, sous les buildings clinquants ou les pierres moyenâgeuses. Même constat, enfermés dehors...
Les anthropologues s'accordent sur le fait que l'homme, quand il était chasseur-cueilleur, vivait plus longtemps, malgré les risques de sa condition, qu'à l'époque plus moderne des débuts de l'agriculture, quand il s'est résigné à devenir sédentaire. Voilà le problème, la résignation... Nos aspirations, avortées par le statut social, la foi ou tout autres poids morts à traîner. Les déceptions de tous bords, nous sapant. Nous castrant...
Un soir, élimant toujours plus mes semelles sur les trottoirs nocturnes, rédigé d'une main tremblante, je vis, à la craie, sur un mur délabré, l'épithaphe suivante: Travail - Consomme – Crève... Et, comme un réflexe remontant d'une époque stygienne, comme le dirait Lovecraft, je sentis sourdre de moi ce profond refus, malgré l'implacable logique qu'on nous a enseigné. Et non moins logique et implacable, me suis-je demandé, si un cauchemar pérenne est-il si préférable que cela à un rêve tangible?...
Je le dis direct, qu'on n'attende aucune solution venant de moi. Je suis chroniqueur, comme dirait l'autre... Je parle de ce que je vois. Ce n'est que de l'art mineur, mais ça a la décence de n'être que cela. L'audience est limitée, la liberté de ton n'en sera que plus grande.Pas de politique ici-bas. A peine plus de la sociologie. Des impressions... N'est-on pas ici-même sur les côtes qui ont vu naître l' Impressionnisme? En revanche, New York ou Dieppe, kif kif... On fait partie de la même patrie. Celle de l'Urbain. Celui qui erre et voit la même déshérance autour de lui, sous les buildings clinquants ou les pierres moyenâgeuses. Même constat, enfermés dehors...
Les anthropologues s'accordent sur le fait que l'homme, quand il était chasseur-cueilleur, vivait plus longtemps, malgré les risques de sa condition, qu'à l'époque plus moderne des débuts de l'agriculture, quand il s'est résigné à devenir sédentaire. Voilà le problème, la résignation... Nos aspirations, avortées par le statut social, la foi ou tout autres poids morts à traîner. Les déceptions de tous bords, nous sapant. Nous castrant...
Un soir, élimant toujours plus mes semelles sur les trottoirs nocturnes, rédigé d'une main tremblante, je vis, à la craie, sur un mur délabré, l'épithaphe suivante: Travail - Consomme – Crève... Et, comme un réflexe remontant d'une époque stygienne, comme le dirait Lovecraft, je sentis sourdre de moi ce profond refus, malgré l'implacable logique qu'on nous a enseigné. Et non moins logique et implacable, me suis-je demandé, si un cauchemar pérenne est-il si préférable que cela à un rêve tangible?...JaN-Dré
mardi 8 avril 2008
BIENTOT LES RESULTAT DE L'ENQUETE d'EDDy MARS SUR LA MORT DE KURT COBAIN
Avant de rentrer en clinique, l'enquêteur déclare : "une chose est sûre : c'est pas le cholestérol."
vendredi 4 avril 2008
jeudi 3 avril 2008
INTRO : L'ESSENCE DU ROCK par EDDY MARS
Pas chaud ce matin. Allez écrire n’importe quoi, il en ressortira toujours quelque chose de vous, un peu comme l’écriture automatique, mais l’écriture est toujours automatique. Il y a quelque chose qui tient du ressort interne, des choses qui veulent être dites, des retours de rêveS de la nuit précédente. Tout s’enchaîne de plus en plus vite. Ce qui en ressortira, je sais pas, du rock peut-être parce qu’en ce moment mon cheval de bataille, c’est le rock. Je péterai bien une thèse sur le rock, sur le "ce qu’est le rock". Philosophe rock. Je pense que le rock balance ce qu’il y a de pire en nous, j’ai nommé les désirs NON RATIONNELS. C’est que DE l’inassouvi le rock, hein. « I can’t get satisfaction” m’a l’air d’être l’emblème du rock. J’ai l’impression que je dois me débarrasser du rock en moi comme on se débarrasse d’un démon. Que j’exorcise le diable. C’est un peu ça, le rock, la musique du diable. Jalousie, haine, alcool, drogue, meurtre, viol. Tout ça c’est le rock. Peut-être que le meilleur moyen d’exorciser tout ça serait d’en faire, prendre la guitare, trouver un groupe et faire du rock. J’ai décidé, en tout cas depuis ce matin et jusqu’à maintenant, d’étudier le rock. Me taper tous les riffs de légende, étudier les paroles, les attitudes et voir pourquoi. D’abord, je crois le rock indissociable de la consommation, symbole du désir qui s’achète. La première caisse, la première guitare, le premier joint, la première cuite, la première fille. Désir et jeunesse. Se payer ou ne pas se payer. La première fois. L’expérience de la première fois que l’on cherche à renouveler sans cesse. La répétition (si chère aux rockers). Répétition de la première fois. Le Encore récurrent. Je crois qu’on peut résumer ces termes (première fois, répétition, encore) par celui d’original, omniprésent avec celui de reprise. Voilà le rock synthétisé : original et reprise. La reprise censée créeR la surprise, étonner dans sa version personnelle de l’original. L’original est unique et la reprise doit surprendre. Les meilleures reprises sont celles qui sont si surprenanteS qu’elle crée un shoot A surpasser l’original. Est-ce possible de surpasser l’extase originale ? Je réponds oui. Il suffit de ne pas avoir connu l’original. Il suffit de prendre la reprise pour l’original, ne pas savoir que celui a exister. Non pas l’oublier mais le nier. L’industrie rock se fonde sur la négation de l’original. Tout doit être toujours nouveau sans pouvoir jamais être inédit. Ce qui permet au rock de transcender et de durer, c’est le Riff. Le riff est l’essence du rock, qui permet l’original et la reprise, qui permet la nouveauté apprise, qui conserve la fraîcheur de l’original tout en permettant de créer la surprise dans la répétition. Le riff permet la transgéneration ET LA RéGéNéRATION. Il est l’aspect transcendantal du rock. Le rock a soixante ans et ses riffs courent toujours. Ses plus vieux adeptes ont plus de soixante-dix s’emflammant encore des riffs qu’ils soient issus des morceaux originaux ou de leurs reprises parce que le riff est, en lui-même, original. Il ne cesse de l’être. Il est par essence original. C’est la fameuse contemporanéité qui fait que le chrétien est contemporain qu’elle que soit son époque du christ. Je suis contemporain des stones, de led zep, de deep purple ou de muddy waters. Non points des hommes ou des bands mais de leur riffs. Je considère le rock comme une religion avec ses adeptes et ses prêtres, avec sa lithrugie et sa morale. Ecrivons donc l’essence du Rock.
J’ai bien conscience de ne pas innover en la matière mais je m’en bats les couilles. C’est ça être un adepte du Rock ALORS AUTANT QUE CA SERVE.
lundi 31 mars 2008
PUTAIN. PLUS DE MARCHE ARRIERE. NO MORE
D’abord coller le Spencer Davis Group sur la platine. Hier matin, vers midi, je descends chercher de la bière dans le frigo de ma boutique. J’aime bien picoler tranquille quand je fais la cuisine et j’aime cuisiner le dimanche matin. Ok, j’aime bien picoler le dimanche matin. Je me gare comme une catin sur le trottoir, pare-chocs avant collé sur le panneau de sens interdit. Au moment de repartir, plus de marche arrière. Je tapais contre le panneau. Boum ! boum ! boum ! Obligé de pousser ma bagnole devant le regard amusé de la tatoueuse de rêve qui passait par là avec son nouveau baltringue. J’étais aux anges. Parce que ça y était, les mecs, Eddy Mars s’était payé un dragster avec couchette à l’arrière (manquerait plus que je couche à la dure, moi, le disquaire du futur)! Highway Star parce qu’il y a pas de hasard.
dimanche 30 mars 2008
BACK IN THE WOMB- ROAD IS DARK by Fred LARSEN
D’ordinaire ce n’est jamais facile, à cause des réverbères qui donnent comme des projos sur ma chambre. Mais quand la lune se met de la partie j’abandonne; je rêve en surexposé, impossible. Alors je me lève. Je me sers une tasse de lait de vache, aussi blanc que ma nuit, que j’avale avec la lippe dans mon canap’.Invariablement, dans ces moments difficiles, me revient en mémoire la nuit la plus noire de ma frêle existence. La nuit du 10 Août dernier. J’étais descendu en ville pour le concert de Mademoiselle K. J’ignorais tout du groupe, mais un type me l’avait vaguement recommandé. Il faut, par principe se méfier des recommandations, même vagues, mais c’était un été de merde et le show était gratuit.
La nuit tombait sur le quai Vauban, surplombant le bassin de plaisance, lorsque le groupe s’est installé sur scène. Elle s’est approché du micro, sexy comme un coup de 220 - a - t - elle dit quelque chose ? Ou s’est - elle contenté de revêtir sa gratte avec un air pas commode ? J’ai flairé l’embrouille tout de suite : Fécamp est plus porté sur la morue que sur les demoiselles à six cordes. Mais on avait affaire à plus dur que nous.Trois titres, et tout le monde avait pigé. Cela gueulait et battait franchement des paluches. Sur l’échelle de cette ville, c’était une putain de magnitude. Nous assistions à quelque chose de fort. Pas de mélancolie, pas de spleen. Rien d’autre que de la vie, passée à la machine à nerfs. La vie que tu tutoies d’entrée de jeu et que tu ne quittes plus des yeux, droit dans tes bottes, une guitare dans les mains. Si t’as le cul entre deux chaises, get lost!
La voix suave et cassée de la demoiselle K, toujours sur le point de s’évanouir ou de se déchirer, emmenait le groupe, enchaînant les titres qui se déversaient en cascade de mauvaise humeur dans le bassin. J’en avais plein les feuilles de cette voix qui cherchait des crosses. C’était le chaos dans les reflets des lumières du port, à la surface d’une eau qui semblait vouloir reprendre ses droits à la pénombre. La mer avait doucement monté sous un ciel qui s’était couvert. Tout conspirait.Je me demandais comment ils allaient pouvoir conclure un tel set, quand ils entamèrent un morceau dément qui m’explosa directement dans les neurones en une sombre fulgurance. A en juger par les cris qui fusaient, je n’étais pas le seul dans ce cas. Nous n’avions plus qu’à nous laisser porter par ce son étrange. Les trois « cordes » se baissèrent, lentement, jusqu’à s’asseoir sur la scène et disparaître de ma vue. Je ne distinguais plus que la faible lueur bleue des projecteurs qui ruisselait dans la nuit. Le son se mua en une vaste vibration atmosphérique; une vague grosse de riffs saisissants de beauté. Dix minutes, un quart d’heure ? Ce morceau était un univers qui m’avait ravi au temps. Plus de colère désormais. Les guitares enflèrent en accord impeccable dans un crescendo doux et puissant, puis se laissèrent retomber dans la bruine, nous tenant toujours médusés. C’était beaucoup trop. Suffocant, je tentai de m’esquiver, mais mon regard ne rencontra que la nuit. La ville était plongée dans le noir. Le bassin s’ouvrait comme un gouffre ténébreux, insondable. Plus une lumière
sinon celle de la scène qui s‘offrait comme ultime nid de vie dans la tension déchirante, interminable, de la dernière distorsion. Elle s’éteint comme s’éteindrait la lueur lointaine d’une étoile.Le cœur serré, je perçus un bruit étrange, celui d’une voile au vent. Jaugeant l’obscurité je les aperçus : Mouettes, goélands, corbeaux. Par centaines. Posés sur les réverbères, les murs, les toits. Ils s’envolaient en ordre pour venir grossir une ronde bruissante au-dessus de la scène. Lorsqu’ils furent si nombreux qu’ils obstruaient la lune, il en surgissait encore des ténèbres.
vendredi 28 mars 2008
Fais pas confiance à quiconque a des ongles

Le premier bouquin qui marque ma vie d’homme, si je réfléchis, et le matin c’est plus facile, c’est « l’épopée d’un buveur d’eau » d’Irving. J’étais objecteur de conscience à la fac. J’ai tellement ri pendant la surveillance d’un examen que j’ai du noter sur le tableau le titre et le nom de l’auteur. J’aurais préféré noter le numéro de poste de mon bureau.
Si l’on me demande quelles furent mes deux meilleures années, je répondrais celles-là. J’ai tout découvert en même temps : l’herbe, Bukowski, Fante, le sentiment d’être écrivain…enfin bon, tout ça, c’est à chier. Les souvenirs, c’est toujours de la merde. On prend ce qui nous intéresse dans le maelström et on compose un tableau selon l’humeur du moment. Pas de vérité dans le souvenir, si tu veux la vérité, faut cracher le présent et parfois un peu l’avenir. Tout ce que tu peux sentir du bonhomme qui lâche ses souvenirs, c’est ce qu’il pense là, pourquoi il écrit çà maintenant. Qu’est-ce qui me prends de parler de mes années d’objo. J’ai vendu un bouquin de Fanté aux Etats-Unis pendant que je dormais. Fanté, c’est ma jeunesse et la sienne. Je me sentais minable à l’époque, un bon à rien, un vaurien et ça me rendait fort. Invulnérable. Et lui était pareil au moment de « demande à la poussière » je m’emmerdais pas à l’époque, il y avait tant de chose à découvrir, tant de livres à lire, tant de gonzesses à baiser, tant de foutre dans le barillet. Maintenant, j’ai quarante piges, les livres, je les ai pas lu, les gonzesses, je les ai pas baisé et puis le foutre, ben, il a foutu le camps un peu trop souvent dans le vent. J’aimais bien dans les bouquins
Eddy MArs
mardi 25 mars 2008
mEmO 2 : From Soul to Mars
2 phalanges pêtées après lui avoir serré la paluche (je me demande comment il fait pour jouer de la gratte avec des doigts comme une saucisse de Morteau!)
MéMo 1: From Mars to Soul
good job, Soul.
P.S/ si t'as gardé le billet ou quoique ce soit qui te rappelle cette soirée, scan and go !
P.S/ si t'as gardé le billet ou quoique ce soit qui te rappelle cette soirée, scan and go !
TONY JOE WHITE en LIVE: PUTAIN DE PRINTEMPS par SOUL FRANCISCO
Théâtre d’Abbeville -Vendredi 21 mars 2008 –16h30 : je quitte mon boulot en trombe, calé derrière le volant de mon frêle esquif j’affronte difficilement la tempête qui fait rage, une bourrasque démentielle faillit stopper mon voyage en plein milieu du Pont de Normandie…Putain de Printemps !
Mon pote me choppe sur le parking de l’église de la radieuse bourgade d’Etainhus (non, ce n’est pas une contrepèterie…) puis nous filons vers le nord, à 2 on est plus forts.

19h30 : au pied du théâtre nous rejoignons mon frère, puis, sous prétexte de régime végétarien nous nous éclipsons afin de diffuser quelques senteurs exotiques dans le ciel tourmenté de la (presque) capitale picarde…
Les yeux rougis par la brise (?!), je me retourne et tombe sur un géant chapeauté d’un énorme Stetson noir : Tony Joe sort sa guitare du coffre de la diligence. Le géant nous sourit, pas farouche le « poor lonesome cowboy », puis nous tend la main, il broie la mienne.
Nous échangeons quelques considérations philosophiques: « happy…nice to meet you…great!…Marlboro …thank you! » puis nous donne rendez-vous plus tard, dans la chaleur du théâtre : les génies du marais sont avec nous.
Après Washboard Chaz et son blues roots en guise d’apéro, la lumière se tamise : une ombre se glisse de derrière les épais rideaux noirs vers une chaise, le « renard des marais » s’assoit, jauge le public à travers ses lunettes noires puis nous rassure d’un sourire ravageur.Il allume son ampli, ajuste son harmonica, fait glisser la sangle en peau de crotale de sa Strat’ usée, approche son visage buriné du micro…la voix est sublime : profonde, chaude, veloutée comme un chocolat chaud hivernal, bu en regardant la Manche déchainée…
Rich woman blues, High Sheriff of Calhoun Parish… sublime!
Le batteur s’installe derrière ses fûts sous l’œil goguenard du Géant, le maitre de cérémonie le présente et nous précise que ce soir il n’y aura pas de set list, c’est le public qui choisit le programme !
Mes 2 neurones se mettent alors en marche, je crie : Roosevelt and Irma Lee, Tony l’entame illico presto…
1h30 de rêve : Lake Placid blues, le « tubuesque » Polk salad Annie, Tony me
remercie lorsque je crie Soul Francisco (son premier succès…1968)…le duo guitare-harmo-chant/batterie est atypique et néanmoins phénoménal, le groove est infernal, il fait chaud, ça y’est je suis en pleine Louisiane au milieu du « swamp », encerclé par des crocos affamés…dieu soit loué ! Tony Joe les éventre à grands coups de riffs métalliques leur balançant des giclées de wah-wah dévastatrices…calmés les sacs à main !Puis le géant nous laisse, haletants, et disparaît derrière le rideau…
La foule gronde, les pieds frappent le parquet…ENCORE ! Le duo revient, Tony Joe nous dit qu’il trouve la salle magnifique et le public extraordinaire… et entame Rainy night in Georgia ,mes yeux rougissent et s’embuent : ce n’est ni le vent, ni les fumées exotiques…
Soul Francisco.
samedi 22 mars 2008
ALLELUYA JE NE SUIS PAS UN BOURGEOIS (ode dédiée à Saint-Simon)
Il y a des révélations qui vous marquent plus que d’autres. Aujourd’hui, j’ai la putain de pêche. Je me suis réveillé un peu ankylosé de la veille. Devil Jack Daniel était de la fête. Le vent soufflait fort ; Le flash était là ! Tout s’expliquait, se mettait en place, le pourquoi du comment, c’était tellement évident et m’attendait depuis si longtemps : « Je ne suis pas un bourgeois ! » 39 ans et toujours vivant. Ces enfants de salauds ne m’avaient pas encore eu. Cela dit, c’est pas passé loin mais j’étais toujours champion de l’esquive. J’aurais pourtant pas donné cher de ma peau tant ces chiens étaient nombreux et sûrs d’eux. Ils ont le pognon, la culture, la main basse sur l’état, sur ce qu’il faut dire ou pas dire, enfin, bon, je me suis dit, faut la faire à leur manière. Chez les romains, tu fais comme les romains. Mais que m’importe de crever dans la peau d’un bourgeois. Je suis un fichu gitan et tu ne me connais pas. Ah que c’est bon de pisser à la raie de toute cette clique de bien-pensants. Et si je peux leur tirer un billet, c’est la fête. God Bless America !
Mais c’est quoi, un bourgeois ?
Un bourgeois C’est content d’être là
Un bourgeois c’est sûr de la loi
La loi qui lui sert de Cà.
Ca sera toi ou moi,
Alors Crève, Bourgeois !
eDDy Mars
(Marqué par la haine et fier de l’être)
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