
L'AMSTERDAMER
EN COURS DE NATURALISATION
samedi 13 septembre 2008
jeudi 11 septembre 2008
samedi 2 août 2008
vendredi 27 juin 2008
chapter one : "si ça mord, mord plus fort !"
Diesel (prononcez mourir seul), dans le comté de Cash, était une ville à vocation désormais balnéaire. Entendez par là, qu'elle se ne nourrissait plus qu'exclusivement de touristes. Son Golf, son tournoi de tennis sur gazon, son casino, sa thalasso, ses ballades en mer, son festival en tout genre, ses terrasses à moules-frites et, bien sûr, Sa Plage pour qui supportait les galets ronds. Ce n'était pas mon cas mais je n'étais pas non plus touriste, en tout cas, pas dans l'acception courante du terme. J'en vivais, comme les autres, autant que faire se faire se peut : j'étais bouquiniste indépendant, entendez non appointé par la mairie ce qui, à Diesel, en ce qui concerne la culture était une chose rare voire inédite. Figurez-vous que Diesel, comté de Cash, à l'instar de Pékin, était une ville communiste. Pour ne pas crever de faim, vous n'aviez donc guère de choix : vous bouffiez du touriste ou vous bossiez pour la ville qui, elle, bouffait du commerçant. La chaîne alimentaire était parfaitement respectée. La pieuvre locale se terrait donc à la mairie et balançait ses tentacules sur le moindre rond piqué aux russes, chinois, anglais qui s'aventuraient dans nos eaux.
Bien sûr, vous aviez aussi le choix de vous bourrer la gueule toute la sainte journée, de toucher les allocs et surtout, de ne pas oublier de voter communiste aux prochaines élections. Et plus d'un habitant de Diesel, ne manquait pas de le faire, soucieux du standing que lui offrait une mairie qui savait que les plus nombreux n'étaient pas les plus riches. Autant vous dire que les gens étaient bien contents à Diesel et ne se pressaient pas aux portes de la ville pour foutre le camps. Leurs gamins ne trainaient pas longtemps hors du giron, faisaient deux ans études au max à Bristol (en rêgle générale la plus proche) et revenaient bien au chaud faire du lard à Diesel. A ce niveau, c'était plus de l'esprit de clan ni même de l'esprit de famille mais bel et bien l'esprit de souche. Je ne vois pas d'autre explication aux flambées de méningite qui fauchaient la jeunesse de Diesel du premier âge jusqu'au lycée. Mais sans doute n'étais-je pas au bout de mes surprises. Je plaisante car de surprise il n'y avait que la méningite tant la ville roupillait repue d'elle-même et de ses excès de boisson, seul grand sport local par lequel Diesel se signalait (avec la méningite) d'un point de vue national (j'oubliais le choix du communisme comme motif à ne rien faire).
C'est dans cette ville que j'avais choisi d'officier pour y être né par mégarde entre deux escales et, désireux de poser mes deux malles, l'une pour moi et l'autre pour la librairie, je m'étais dit que, quitte à mourir un jour, autant faire comme le saumon qui, pour le coup, en profiter pour tirer le sien.
mercredi 25 juin 2008
mercredi 4 juin 2008
samedi 31 mai 2008
"HELLO, MY NAME IS EDDY CASH...
...I 'M GLAD TO BE WITH YOU." Bien sûr, Eddy Cash n'était pas américain mais son accent était si parfait que, de toutes manières, ces frustres jivaros n'y auraient vu que goutte. Il regretta que son vieux complice le captain Fred Larsen ne soit pas de la partie et rie de cela avec lui tout comme des flèches empoisonnées dirigées vers son anatomie musculeuse compressée dans les anneaux d'un anaconda géant. Il était temps que le vieux sorcier drogué sorte de sa transe et se comporte en gentleman vertueux. Eddy Cash commençait à en avoir marre de se faire peloter par le premier shaman venu dont il savait les moeurs étranges en général.
(à suivre..)
mercredi 28 mai 2008
samedi 24 mai 2008
Tiens ! Pas plus tard que l'autre soir...
je discutais le coup avec mon pote Cizia, Cizia Ziké, kéké pour les intimes. On étaient là à se tourner les pouces dans son petit casino flottant du Costa Rica. je peux te dire qu'on suçait pas de glacons, ben, n'empêche, qu'un moment, Cizia y m'a fait : "Putain, Eddy, on se torche quand même pas le cul avec une cuiller; on est quand même des seigneurs hein ?". comme je te parle, pareil.Je vous dirais que sur le coup, ça m'a ému parce que le kéké, c'est pas le genre à s'épancher. Et pis on a fini de vider la petite indienne et pis on est rentré. commencé à pleuvoir. c'est pas des climats faciles toujours.
jeudi 22 mai 2008
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